Après avoir participé à l’Université d’été à Bordeaux, j’ai assisté fin Septembre au Vème Congrès Européen des Agences Régionales de Développement organisé par Eurada à Bratislava. Avec le recul géographique mais dans un contexte où étaient posés les mêmes problèmes à savoir comment accélérer la croissance en améliorant la compétitivité par l’innovation et sa diffusion, un éclairage supplémentaire était apporté à nos travaux de Bordeaux.
Avec la mise en place des politiques SPL et Pôles de compétitivité, la France peut réussir l’alliance d’une démarche d’encouragement par les pouvoirs publics et du rassemblement des acteurs locaux en particulier des entreprises pour concrétiser et faire émerger des clusters compétitifs accélérateurs de croissance.
Ceci intéresse fortement nos partenaires des économies qui viennent ou ambitionnent d’entrer dans l’Union Européenne alors que chez eux la mutualisation et les réseaux n’éveillent pas toujours un intérêt immédiat dans leurs entreprises. Il y a là en puissance un modèle français.
Encore faut-il :
- Ne pas s’enliser dans la multiplication des aides catégorielles et des labellisations fermées génératrices de rigidités. Les débats en ateliers ont bien montré que l’innovation peut être engagée dans les SPL en dehors des PdC mais aussi que si nécessaire les SPL constituent d’excellentes passerelles pour les PME vers les PdC.
- Ne pas s’enfermer dans la seule innovation technologique comme le soulignent à juste titre
Pierre Chapignac et Paulette Pommier. Il ne faut pas oublier que le travail en réseau est déjà une innovation pour beaucoup de PME.
- Laisser l’initiative aux acteurs locaux et particulièrement aux entreprises dès que l’émergence des réseaux est acquise.
- Assurer aux réseaux les compléments de financement de l’animation nécessaire à leur développement.
par L'équipe du CDIF
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Rappelons nous l’état du Pays Basque il y a 25 ans. Notre Nord Pasde Calais ou la Lorraine faisaient figure de Côte d’Azur à côté de la situation économique de cette zone de l’Espagne.
Lorsque je suis revenu en France après la visite à San Sébastian, le 13 septembre j’ai eu la sensation que notre pays était en retard dans la compétition économique. Non pas dans l’équipement de nos usines, les machines les plus modernes sont vendues au même moment d’un bout à l’autre de la planète, mais plutôt dans les objectifs et la révolution des organisations en quête de compétitivité.
D’un coté des Pyrénées j’ai vu des leaders politiques qui se déchiraient et de l’autre des patrons parlant de restructurations solidaires, des syndicalistes préoccupés de résultats économiques, des politiques aptes à subventionner des délocalisations compétitives.
Tout cela avec des moyens financiers faibles mais stables, avec des hommes qui se parlent, des objectifs communs reconnus, des systèmes qui protègent les entreprises des raids financiers et surtout une volonté farouche de développer leur pays, leur région.
Ouvrons les yeux et réveillons nous !
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Même si d’autres sujets tout aussi importants ont été traités au cours de l’Université d’été, je poursuivrai sur la thématique de l’innovation des SPL et clusters.
A la suite du discours du ministre Christian Estrosi, c’est de recherche et innovation qu’il est de nouveau question. Mettre à la disposition des SPL un « homme » recherche n’est-il pas une proposition qui ne peut que retenir l’attention ? Mais quelle mise en œuvre de cette idée faut-il souhaiter ?
Pierre Chapignac a mille fois raison d’insister sur les formes multiples de l’innovation et sur les risques qu’il y aurait à ne parler que d’innovation technologique [Lire la suite]
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J'ai beaucoup apprécié les travaux. j'aurais aimé que le discours de José Maria Munoa Ganuza soit reproduit ou que son PPT soit annexé, c'était une démonstration exemplaire.
Alain Rousset a abordé un point essentiel en soulignant la pression courtermiste des fonds de pension sur les grandes entreprises françaises, ce qui les empêche de plus en plus de miser sur l'innovation. Il a posé le problème de l'orientation de l'épargne nationale vers les entreprises pour éviter cela. Cela rejoint le problème dramatiquement important que j'ai évoqué du fiancement de la croissance des PME innovantes. En ce moment même, les efforts français pour un Small Business Act européen sont bloqués à Bruxelles par l'idéologie d'une Commission et de pays nordiques qui veulent être plus libéraux que les Etats-Unis ou la Corée du Sud. Nous devons renforcer notre lobying à Bruxelles. Quant au capital des entreprises, sa structure est critique. L'exemple d'une société à actionnariat salarié comme De Sangosse (Agen) qui est passé en dix ans de 50 à 500 personnes est exemplaire.
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LETTRE OUVERTE A UN MINISTRE QUI NOUS SOUTIENT (Extrait)
Je m’adresse à monsieur ESTROSI que j’ai entendu lors de l’université d’été du CDIF. Il n’y a dans cette lettre aucune intention polémique. Au contraire, j’essaie d’inscrire mon propos dans une démarche de dialogue simple, direct et sans intentions cachées avec un responsable politique en fonction. De plus, le message que j’essaie de faire passer pourrait s’adresser à de nombreux responsables qu’ils soient ministres, élus ou fonctionnaires.
Monsieur le Ministre,
Vous nous avez fait l’honneur de venir à l’Université d’Eté du CDIF et de faire, avec le président ROUSSET, l’ouverture de cette manifestation. Quelques temps auparavant, vous aviez reçu personnellement une délégation du CDIF montrant toute l’attention que vous portiez aux réseaux de PME et à leur impact sur l’économie des territoires. Vous en avez tiré un certain nombre de décisions que vous nous avez présentées le 11 septembre, à Bordeaux. Il paraît donc naturel de vous remerciez au nom de tous ceux qui, chefs d’entreprises, élus, responsables de clusters ou consultants, consacrent depuis plusieurs années leur énergie à ces dynamiques. [Lire la suite]
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Ce couple innovation-veille semble de plus en plus déterminant dans la compétition actuelle. A l'échelle territoriale, en terme d'animation de réseaux, cela se traduit par le besoin de nouvelles compétences "combinatoires" et transversales que je serai tenté d'élargir jusqu'à une dimension culturelle au sens artistique du terme.