Partager l'article ! Samuel LEBLOND, responsable du Pôle Enfant réagit à la lettre ouverte de Pierre Chapignac en s'appuyant sur l'exemple de son Pôle de compétitivit ...
Ce blog a été créé suite à l'Université d'été des SPL, clusters et Pôles de compétitivité, organisée à Bordeaux , le 11, 12 et 13 septembre 2006. Vous pouvez retrouver les informations et documents rattachés à l'Université 2006 en cliquant ici
Il permet aujourd'hui de suivre les manifestations menées par le CDIF, notamment les Rencontres de l'Innovation de Services (RIS) qui auront lieu en juin 2007.
>> Présentation des RIS :
Pourquoi participer aux RIS ?
Pour :
- Identifier les bonnes pratiques
- Mesurer les enjeux
- Repérer le champ des possibilités en matière d'innovation de service
- Initier des échanges qui se poursuivront après les RIS et qui aboutiront à des projets opérationnels
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Si nous suivons l’analyse de Samuel LEBLOND, nous sommes conduit à considérer qu’il existe un (ou plusieurs) nouveau métier qui a pour rôle de mettre liant, du sens et de la convergence pour cristalliser puis stimuler des « alliances territoriales » autour d’un projet, alliances qui prennent la forme de réseaux. Il va de soi que cette alliance, ce projet et ce réseau ont pour « carburant » l’innovation au sens large. Cette façon de voir les choses me convient parfaitement. Mais elle me pose plusieurs questions.
>> Quel est le périmètre précis de ces compétences ?
>> Ces compétences sont-elles le socle du métier d’animateur de cluster (le mot animateur est nul et archi nul ! Inventons autre chose !)
>> Si oui, la formation INTERPRENEUR prend-elle pleinement en compte ces compétences ?
>> Si non, quels sont les autres métiers et comment s’articulent-ils autour du métier d’animateur ?
Je voudrais faire le lien avec le propos de Paulette. Je lui concède volontiers que le fait de réduire l’innovation technologique au sein des SPL et clusters à l’alliance avec les pôles de compétitivité est très limitatif. Je me suis aligné (cf. le flingage en règle du dénommé Louis LEPETIT) sur le discours de nos élites politiques qui « bloquent » sur les pôles de compétitivité. Mais revenons au fonds. S’il faut retenir deux idées forces du propos de Paulette, je mettrai l’accent en premier lieu sur la place donnée à la réflexion et au travail collectif sur la stratégie et la prospective. La seconde idée force concerne la nécessité de mettre en place un maillage dense de services aux PME qui favorise l’innovation. Paulette parle des CRITT mais je pense que l’on peut élargir sa proposition à une notion de services.
Même si Samuel et Paulette traitent apparemment de sujets différents, leur convergence est évidente. Le lien se fait entre autre au niveau de l’intelligence économique socle de la culture d’innovation, de la vision transversale, de la réflexion prospective et stratégique.
Cela me conduit à vous (lecteurs) poser quelques questions :
>> Quels services concrets et opérationnels (veille, CRITT, outils de financement, lieux de transversalité, etc.) mettre en place pour rendre optimale la propension à innover ?
>> Ces services relèvent-ils de l’initiative des pouvoirs publics (ce qui est le cas des CRITT) ou bien doivent-il relever de l’initiative des SPL, grappes et autres clusters ?
Deux questions plus générales pour conclure :
1 – Les points de vue de André Yves PORTNOFF, de Paulette POMMIER et de Samuel LEBLOND (par ordre d’apparition !) ne démontrent-ils pas qu’il faudrait prolonger l’université d’été par un groupe de travail ou de réflexion autour de l’innovation dans les SPL, grappes et autres clusters ?
2 – Qu’est-ce qu’un pôle de compétitivité (question sans doute idiote mais qui ne tente rien n’a rien !) ?
>> Est-ce en premier lieu une alliance entre entreprises (souvent grande), université et recherche ?
>> Ou bien, est-ce d’abord un projet collectif dont l’ambition, la vision prospective et la capacité de projection sont telles que cela va faire un « appel d’air » qui va « aspirer » la recherche, les investissements, les compétences, etc. ?
>> Suivant la réponse que l’on donne, la stratégie et le management d’un pôle de compétitivité auront des formes très différentes voire opposées ? et toutes autre forme de ressources finances ?
Il se situe au niveau des partenariats, notamment avec l’université et les laboratoires de recherche. On ne peut que souhaiter que les chercheurs éprouvent quelque attrait pour les entreprises de taille moyenne ou petite , mais ne faudrait-il pas miser aussi et d’abord sur les institutions d’appui au développement technologique tels que les centres de transfert (souvent d’ailleurs bet aucoup plus proches géographiquement)? Or leur nombre et leurs moyens restent faibles !
Pousser les clusters (SPL, grappes etc.) vers plus d’innovation ne peut se satisfaire d’une offre de services aussi réduite. Ne devraient-ils pas devenir les moteurs d’une transformation et d’une amélioration de l’infrastructure en interfaces recherche innovation/industrie?
Une autre piste esquissée pour soutenir les PME innovantes et à laquelle André-Yves Portnoff se réfère est celle d’un Small Business Act européen .Oui, il faut renforcer le lobbying à Bruxelles mais ne prêtons pas le flanc à des critiques qui seraient justifiées à savoir placer sur le même plan les PME indépendantes et celles qui dépendent de grands groupes. Bruxelles pourrait se laisser convaincre dans le cas des premières mais nous devons apporter des garanties sur le fait qu’un régime préférentiel en faveur des PME ne viendra pas fausser la concurrence entre groupes de dimension internationale.